Charrière Neuve caveau ensemble S

Le cimetière de Charrière Neuve

Dans le caveau militaire du cimetière de Charrière Neuve à Chambéry reposent les restes de 23 soldats italiens décédés au cours de la Première Guerre Mondiale.

Charrière Neuve caveau italien noms SDe haut en bas, de gauche à droite : Luigi ANGELOTTI, Domenico STRADA, Domenico SALVI, Pietro LANDUCCI, François LOZIO, Andreo BARTOLAMENTI, Paolo BIOLCATI, Domenico LARNIZI, Giovanni MARFIA, Benedetto GOMBITTA, Giacomo PIANALTO, Domenico MONTANARI, Giuseppe BOCCHIERO, Giacomo TORTO, Salvatori MITICA, Michel CUOCO, Alphonse BARSANTI, Michel CACCIAPAGLIA, Alfred DI MINGO, Mario BORRI, (Luigi VERCELLI, récupéré par sa famille il y a quelques années), Joseph LA ROSA, Gérôme MORBIN, Charles RAVERAZ. Le 25e loculo contient de la terre de Melegnano (Marignan?).

Plus d’informations sur l’identité des soldats : Charrière Neuve Caduti Italiani

Charrière Neuve caveau italien S
Ce caveau, surmonté d’un monument, abrite les corps de 351 combattants décédés au cours de la guerre de 14-18. A l’origine, ces corps étaient enterrés dans le cimetière du Paradis, fermé après le bombardement de 1944. Là se trouvaient trois carrés de tombes militaires dans lesquelles reposaient des victimes de la guerre de 14-18, enterrées en tranchée continue et sans aucun monument commémoratif. Dès 1939, devant l’impossibilité de récupérer les restes des soldats ainsi inhumés depuis plus de 30 ans, la Municipalité envisagea de regrouper les corps dans un ossuaire commun au nouveau cimetière de Charrière Neuve et d’y ériger un monument. Mais ce projet était contraire à la loi sur les sépultures militaires qui exigeait que chaque soldat ayant droit à la mention « Mort pour la France » soit inhumé individuellement en concession perpétuelle. Pour réaliser son projet, la Municipalité dut donc obtenir l’accord du Souvenir Français, qui entretenait les tombes, puis celui du Ministère des Anciens Combattants (en date du 14 juin 1950). Elle dut aussi soumettre son projet aux autorités italiennes (les combattants allemands et autrichiens furent transférés dans d’autres cimetières de la région).

Source : Société des Amis du Vieux Chambéry
Photo : Gilles Garofolin – Mairie de Chambéry

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